L’entreprise, concept aux contours multiples, peut être appréhendée sous plusieurs dimensions qui reflètent sa complexité et son rôle central dans la société. Elle est d’abord un agent économique de production, dont l’objectif principal est de créer de la richesse en produisant des biens et des services destinés à répondre aux besoins du marché. Par cette fonction, elle contribue au développement économique et à l’amélioration du bien-être collectif.
Ensuite, l’entreprise se présente comme une unité de répartition. La valeur ajoutée qu’elle génère ne lui appartient pas exclusivement ; elle est redistribuée entre différents acteurs économiques et sociaux. Les salariés reçoivent une part sous forme de salaires, l’État perçoit des impôts, les organismes sociaux bénéficient de contributions, les prêteurs obtiennent des intérêts, et les associés touchent des dividendes. Cette répartition témoigne de l’importance de l’équilibre entre les différentes parties prenantes pour assurer la pérennité de l’entreprise.
Enfin, l’entreprise est avant tout une structure sociale, un espace où des individus aux compétences variées collaborent pour atteindre des objectifs communs. Le succès et la survie de l’organisation dépendent étroitement du degré d’engagement et de la qualité de la contribution de chacun de ses membres. La coopération, la communication et le travail d’équipe sont donc essentiels pour maintenir une dynamique positive et durable.
Ainsi, l’entreprise dépasse largement sa simple fonction économique pour devenir un pilier fondamental de la société, articulant création de valeur, redistribution équitable et cohésion sociale.
Selon Capet, Causse et Meunier, l’entreprise peut être définie comme « un groupe humain de production, autonome, disposant d’un patrimoine, exerçant un effet d’attraction sur son environnement et dont le devenir dépend de la vente du produit de son activité ».[i]
La classification de l’entreprise peut être faite selon ces critères : Le secteur d’activité, la taille, la forme juridique
On distingue 3 secteurs lorsque on opte la classification sectorielle :
§ Le secteur primaire : il est représenté par toutes les activités économiques productives de matières premières par exemple l’agriculture, la pêche, l’extraction des ressources naturelles.
§ Le secteur secondaire : il regroupe les activités économiques destinées à transformer des matières premières en biens productifs ou en biens de consommation à titre d’exemple : l’industrie
§ Le secteur tertiaire : il englobe les activités des services : banques, assurances, commerce, administration ……
La taille de l’entreprise est un indicateur de mesure fréquemment utilisé pour classifier les entreprises, les entreprises sont regroupées en quatre classes selon leurs effectifs :
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Classification |
Effectif |
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Micro entreprise |
De 1 à 9 salariés |
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Petite entreprise |
De 10 à 49 salariés |
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Moyenne entreprise |
De 50 à 249 salariés |
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Grandes entreprise |
Au-delà de 250 salariés |
La classification juridique est un critère utilisé pour répertorier les entreprises selon leurs statut légal et leurs forme juridiques
§ Les entreprises de secteur public : ce secteur regroupe les entreprise publiques et les semi publiques et les régies directes
§ Les entreprises du secteur privé : ce secteur rassemble les entreprises individuelles et les entreprises sociétaires
o Les entreprises individuelles : Elles sont caractérisées par le fait qu’une même personne fournissant le capital, le travail et la direction est responsable sur ses biens personnels.
o Les entreprises sociétaires : les entreprises sont généralement
– Les sociétés de personnes : Les relations entre les associés sont fondées sur la confiance réciproque qu’ils s’accordent. Les associés n’ont pas la possibilité de céder leurs parts sociales et le patrimoine de ces derniers se confond avec celui de l’entreprise. On y distingue :
→ Société en Nom Collectif (SNC) où tous les associés sont tenus personnellement et solidairement des dettes de la société.
→ Société en Commandite Simple (SCS) où certains associés sont tenus personnellement et solidairement des dettes de la société Ce sont les commandités. Les autres associés n’ont pas la qualité de commerçant et ne sont responsables qu’à concurrence de leurs apports. Ce sont les commanditaires.
– Les sociétés de capitaux : Ces sociétés sont fondées sur l’apport de capitaux. Elles se composent d’au moins sept personnes appelées actionnaires. Ces derniers sont anonymes et leurs patrimoines ne se confondent pas avec celui de l’entreprise.
– Les sociétés à responsabilité limitée (SARL) sont une forme hybride de sociétés, forme intermédiaire entre la société de personnes et la société de capitaux. Les relations entre les associés reposent à la fois sur la confiance et sur l’apport en capitaux.
Le développement et la maximisation de profit sont les principaux objectifs essentiaux pour les entreprises, elles sont considérées comme des facteurs de progrès et de développement économiques pour assurer leurs croissance et pérennité.
4. L’entreprise et son environnement
L’environnement peut se définir comme « l’ensemble des forces extérieures qui agissent et réagissent au profit et à l’encontre de l’entreprise. Il regroupe tous les facteurs sociologiques, économiques, juridiques et technologiques, qui ont une incidence sur la vie de l’entreprise »[1]
On décompose, en général, l’environnement de l’entreprise en deux sous-ensembles :
– L’environnement immédiat (micro-environnement) : Qui rassemble les déterminants directs de l’organisation et que l’action de l’entreprise peut influencer plus ou moins sensiblement/ les fournisseurs, les clients, les employés, les distributeurs… de l’entreprise.
– L’environnement général (macro-environnement) : Sur lequel l’entreprise a des moyens d’actions limités ou nuls. Il comprend des dimensions : économique, politique, technologique, socioculturelle, et écologique.
[1] Dictionnaire économique et social, édition Nathan 1994.